Deux écoles de pensée s'affrontent pour définir la norme du français québécois. Les aménagistes désirent créer une norme québécoise distincte du reste de la Francophonie et les exogènistes préféreraient que la norme québécoise en matière de langue soit à peu près la même qu'à l'extérieur du Québec.
Les francophones du Québec utilisent le pronom de la deuxième personne tu plus souvent et dans plus de contextes que ceux de Francecitation nécessaire. Dans certains cas, il peut être parfaitement normal de s'adresser à un étranger (même un client) en utilisant le tu, alors que cela serait inapproprié en France. Le vous est avant tout employé au Québec par égard à l'âge de la personne à qui on s'adresse.
Le discours français parisien (et celui des orateurs publics tels que les politiciens) apparaît souvent comme vieux jeu et pédant aux yeux des francophones du Québec. L'expression « parler en cul de poule » sert d'ailleurs à désigner une personne dont l'accent se conforme un peu trop au français de France, en particulier parisien. Cela est assez similaire à la perception que les anglophones d'Amérique du Nord ont des anglophones d'Angleterrecitation nécessaire.
L'impression de surutilisation d'anglicismes dans le langage familier est l'une des causes de la stigmatisation du français québécois. Les Québécois et les Français s'accusent mutuellement (et eux-mêmes) d'utiliser trop d'anglicismes. Une plaisanterie dit que la différence entre le français européen et le français québécois est qu'en Europe on se gare dans un parking et qu'au Québec on se parque dans un stationnement.
Le Québec et la France ont tendance à avoir des anglicismes totalement différents, car ils sont au Québec le résultat graduel de deux siècles et demi de vie aux côtés d'anglophones, alors qu'en Europe, ils sont bien plus récents et résultent du fort rayonnement de l'anglais américain.