La particule -tu est souvent utilisée dans le langage familier quand on pose une question directe (dont la réponse ne peut être que oui ou non) à quelqu'un.
Le -tu tient alors le rôle d'un adverbe d'interrogation ou d'exclamation. Ce -tu est dérivé du -ti, particule interrogative du langage populaire en France, tirée du (-)t de la 3e personne verbale accolé au pronom il comme dans "Y en a-t-il d'autres?" ou "Faut-il être fou?", perdant graduellement le l comme dans "C'est-y pas possible". On retrouve beaucoup, au Québec, de la "parlure sarthouaise" du Maine-Anjou, ainsi qu'une grande communalité de vocabulaire rural.
C'est-tu loin, ça?
J'ai-tu l'air fatigué?
Y'en a-tu d'autres?
Ça vous tente-tu vraiment d'y aller?
Faut-tu être cave pas à peu près!
C'est-tu pas possible, ce qui arrive là!
Tu vas-tu bien?
Ça vas-tu?
Vous allez-tu y goûter finalement?
Par le fait même, le québécois parlé se rapproche de la très grande majoritécitation nécessaire des langues en distinguant le mode interrogatif du mode indicatif par l'ajout d'une particule interrogative :
On a gagné (indicatif) → On a-tu gagné? (interrogatif)
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