En règle générale, le français québécois écrit utilise les mêmes normes que le français standard. Les Québécois se soumettent aux recommandations de l'Académie française, tout comme le reste des pays de la Francophonie.
En revanche, il existe l'Office québécois de la langue française qui promeut un usage adéquat et personnalisé du fait français québécois et américain. On y retrouve donc des mots qui font référence à la réalité des locuteurs, mais qui ne sont pas encore approuvés ni reconnus par l'Académie française, mais qui ont été régularisés par l'OQLF (exemple : courriel, clavardage, banc de neige, dépanneur, magasinage, cégep, etc.).
Il y a par contre de nombreuses différences dans la grammaire non officielle, surtout à l'oral : par exemple, certains mots ont un genre différent (une job, au Québec, et un job en France). Il y a certaines règles s'appliquant plus ou moins. Par exemple, tout comme la différence de prononciation entre chien et chienne est la présence ou l'absence d'une consonne finale, les mots ambigus terminés par une consonne (tels que job) ont souvent assignés au féminin. De plus, les mots commençant par une voyelle qui sont masculins en grammaire officielle sont parfois marqués comme féminins.
En outre, certaines expressions prenant le subjonctif en français officiel prennent l'indicatif en français québécois, et vice versa (« bien qu'il est trop tard » plutôt que « bien qu'il soit trop tard »). C'est principalement un emploi familier oral, étant donné que l'usage écrit tend à suivre de plus près l'usage de France. Le subjonctif est à respecter à l'écrit sinon il y a faute de grammaire.
Avant la féminisation des noms de fonction (comme "professeure", "auteure", "mairesse", "présidente", etc.), la tendance à mettre ces noms au féminin existait déjà depuis longtemps, peut-être à cause de la sociologie de la mère qui gouverne la famille pendant que le père s'absentait pour travailler des mois en région comme bûcheron dans le bois, mais rien n'est moins sûr à ce sujet.