Le français québécois a une variété de registres, allant du français officiel, fortement influencé par le français européen moderne et avec des traits phonétiques effacés, préservant cependant fortement de nombreux traits québécois, jusqu'au joual.
Des différences régionales remarquables existent lorsqu'on compare, par exemple, le français du Sud du Québec et celui du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Par exemple, le français du Sud du Québec diphtongue dans plus de cas que le français de la région de la ville de Québec.
Le français du Sud du Québec est la variété la plus proéminente du français canadien, et certains français canadiens ont des formes similaires. Toutefois, les Acadiens ont une variété à part, le français acadien.
Le français québécois fut autrefois stigmatisé, parmi les Québécois eux-mêmes comme parmi les Français d'Europe et les anglophones, comme étant un dialecte de bas étage, parfois à cause de l'usage des anglicismes, parfois simplement à cause de ses différences d'avec le français européen, perçu comme étant la référence.
Jusqu'en 1968, on n'entendait pas de vocabulaire du français québécois dans les pièces de théâtre par exemple, et cette année-là, l'immense succès de la pièce de Michel Tremblay Les Belles-Sœurs s'avéra être un tournant.
Aujourd'hui toutefois, les francophones au Québec ont bien plus de liberté de choisir un « registre » en parlant et les personnages d'émissions télévisées ont presque toujours un parler « réel » de tous les jours plutôt qu'un français « officiel ». En Europe, le français québécois est perçu comme étant un langage séduisant parfois difficile à comprendre : vous entendre parler, c'est comme une chanson.