C'est le 11 mai 1977, que, par un arrêté ministériel du gouvernement de René Lévesque, le 24 juin devient officiellement le jour de la Fête nationale du Québec.
L'année suivante, le comité organisateur de la Fête nationale du Québec est créé. Le comité confia d'abord l'organisation des événements à la Société Saint-Jean-Baptiste. En 1984, l'organisation est confiée au Mouvement national des Québécoises et des Québécois dont fait partie la Société Saint-Jean-Baptiste.
La Saint-Jean devient donc la fête de tous les Québécois et non plus uniquement celle des Québécois d'origine canadienne-française et catholique. Par les actions de la Société Saint-Jean-Baptiste et du Mouvement national des Québécois principalement, la fête est graduellement laïcisée et les célébrations des 23 et 24 juin deviennent ce qu'elles sont aujourd'hui. La traditions d'allumer des feux durant la nuit est toujours vivante.
De nos jours, la fête est l'occasion d'un grand festival culturel dont les Québécois profitent pour manifester leur existence au monde et leur sentiment d'appartenance au Québec. La plus grande manifestation se déroule dans la Ville de Québec (qui est la Capitale Nationale) sur les Plaines d'Abraham, qui réunit chaque année plus de 300 000 personnes.
Depuis le 8 juin 1978, la Commission des normes du travail du Québec veille à l'application de Loi sur la fête nationale, qui fit du 24 juin un jour de congé férié et chômé. En vertu de cette loi, si la fête tombe le dimanche, le congé doit être remis au lundi 25. Si elle tombe un autre jour de congé, un autre congé doit être ajouté. Si en raison de la nature de l'emploi, le travailleur ne peut s'absenter de son travail, il doit recevoir une indemnité.