Les origines des célébrations du 24 juin sont immémorielles. Chez les païens, le solstice d'été était célébré par des feux de nuit.
Pour lutter contre le paganisme, les évêques implantent des sanctuaires de Saint Jean-Baptiste dont la fête doit se substituer au culte des divinités barbares (par exemple Koupalo chez les Slaves) qui, avec les invasions successives des Saxons puis des Vikings, durera jusqu'à la fin de la dynastie des Carolingiens.
Ainsi, l'un des sanctuaires les plus caractéristiques concernant cette lutte d'influence est celui de Saint-Jean Baptiste d'Audresselles, en France, à quinze milles de l'Angleterre.
Ce sanctuaire surélevé, d'où l'on voit le soleil se coucher dans la mer, est entouré par ceux des dieux germaniques dont les villages entourant Audresselles portent toujours le nom: Audinghen (Odin, Wotan ou Wedne), Raventhun (le corbeau accompagnait Odin), Ambleteuse, auparavant Amel Thuys (dieu Thuys ou Tues ), Tardinghen (dieu Thar, Thor ou Thurst ), Loquinghen (dieu Loki), Bazinghen (déesse Basine) etc.


Saint Jean Baptiste,
patron spécifique des Canadiens français

Encore aujourd'hui, c'est à Saint-Jean Baptiste d'Audresselles que se réunissent tous les catholiques de la région pour les grandes fêtes religieuses. Parmi eux se trouvent des familles d'Acadiens revenus dans le Boulonnais après la perte du Canada par la France.
Officielle sous l'Ancien Régime, la fête de la St-Jean-Baptiste reste une fête très populaire dans les zones catholiques de la France actuelle.
La fête débarque en Amérique avec les premiers colons français. Les premières célébrations de cette fête chrétienne en Nouvelle-France auraient eu lieu vers 1638.